mercredi 12 septembre 2007

Connaissez vous la dépression saisonniere

La dépression saisonnière est une des formes des troubles dépressifs. Il s’agit d’un épisode de dépression qui s’installe à l’automne ou au début de l’hiver et dure jusqu’au printemps. Pour porter le diagnostic de dépression saisonnière et non pas d’une autre forme de dépression, il faut qu’il y ait eu au moins deux épisodes hivernaux sans dépression d’une autre nature entre les deux.

Les symptômes sont ceux de tout épisode dépressif : tristesse permanente, maximum le matin, perte d’intérêt pour quoi que ce soit, irritabilité, troubles du sommeil, perte ou gain de poids, pensées suicidaires. Par rapport aux dépressions d’autre nature, les sujets victimes de dépression saisonnière ont plus fréquemment tendance à l’hypersomnie (trop dormir) et à la boulimie (trop manger). Ils sont souvent attirés par les sucreries et ont tendance à grossir au cours des mois d’hiver. Ils ont également tendance à une accentuation de leur tristesse dans la soirée.

Dépression saisonnière déprime saison hiver grisaille humeur moralLa dépression saisonnière doit être distinguée du "coup de blues" de l’hiver que la plupart d’entre nous ressentent de temps en temps. Dans ce cas les symptômes dépressifs légers que nous présentons parfois ne nous empêchent pas de continuer à assumer nos activités quotidiennes. Par contre les victimes de la dépression saisonnière sont très handicapés dans la vie courante, le travail, les relations avec les autres.

Matinées difficiles pour les dépressifs

Les facteurs les plus fréquemment associés à ces céphalées chroniques matinales sont les troubles anxieux et dépressifs (28,5 %) et les dépressions majeures (21,3 %) Même si cette association reste encore difficile à expliquer, les auteurs estiment que la présence de l'une pourrait favoriser la survenue de l'autre. Mais pour le moment, il est impossible de savoir si ces douleurs matinales sont une manifestation de la dépression ou si elles en sont une des causes.

Ces céphalées chroniques ont également été associées à des apnées du sommeil (15,2 %), de l'hypertension (11 %), des troubles musculo-squelettiques (14,1 %), l'utilisation d'anxiolytiques (20,1 %) ou une forte consommation d'alcool (12,6 %).
"Des céphalées chroniques matinales sont de bons indicateurs d'épisodes majeurs dépressifs et d'insomnie. Contrairement à ce qu'il était auparavant suggéré, elles ne sont pas spécifiques des apnées du sommeil" conclut le Dr Ohayon. Ces troubles matinaux sont ainsi plus vraisemblablement dus à l'interaction de plusieurs facteurs. Leur identification précise pourrait demain amener les professionnels de santé à les inclure dans leur interrogatoire clinique.

mardi 11 septembre 2007

La dépression est plus invalidante que l'asthme

Selon des données collectées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) portant sur 245 404 adultes vivant dans 60 pays, en moyenne 3,2% des personnes interrogées avaient souffert de dépression nerveuse durant la dernière année écoulée, et 3,3% d'asthme. Le taux était plus élevé pour l'angine (4,5%) et l'arthrite (4,1%) et plus faible pour le diabète (2,0%).

Invitées à mesurer leur qualité de vie selon une échelle allant de 1 à 100, les personnes dépressives ont obtenu un score de 72,1 tandis que celles souffrant d'une des quatre autres maladies ont obtenu un résultat situé autour de 80.

Le résultat approchait 91 pour celles ne souffrant d'aucun de ces maux, selon ces travaux dirigés par Saba Moussavi.

Cette étude, qui compare pour la première fois à une échelle mondiale ces cinq maladies chroniques, montre également que la dépression nerveuse est responsable d'une réduction des années de vie en bonne santé de 12%.

Les chercheurs appellent donc les médecins à être plus vigilants concernant le diagnostic et le traitement de cette maladie car, soulignent-ils, elle est assez simple à repérer et à soigner

Comment évolue une dépression?

Elle est très variable et fonction de la personnalité du dépressif. La voie de la guérison lui appartient. Chez certaines personnes, un épisode de dépression majeure peut être suivi par un retour complet à la normale. Sans traitement médical, la dépression dure habituellement 6 mois ou plus. La plupart des patients reviennent ensuite à leur état antérieur. Cependant pour 20 à 30% d'entre eux, les symptômes perdurent des mois voire des années. On parle de comportement psychotique. Environ 15% des dépressifs, ne parvenant pas à vaincre ce mal choisissent une terminaison extrême, le suicide.

jeudi 6 septembre 2007

Les causes de la dépression

Un point à retenir : aujourd’hui nul ne connaît la cause d’une dépression.
Ce type de pathologie résulte d’une addition de faits :
vulnérabilité, soit innée (facteur génétique) soit acquise (facteurs prédisposants) ;éléments de fragilisation tels que trouble de la personnalité, trouble de l’adaptation; existence d’une pathologie somatique (endocrinopathie, maladie infectieuse, maladie neurologique…) ou psychique (trouble anxieux);facteurs environnementaux tels que stress, rupture affective, situation sociale difficile… rôle éventuel de toxiques (alcool/ou de médicaments (interféron, cortisone…).
La dépression est donc une maladie face à laquelle il importe d’identifier tous les facteurs qui ont pu y contribuer...

Chiffres autour de la dépression

* 15 à 22% des patients de médecine générale montrent des troubles dépressifs (5 à 9% ont une dépression majeure, 2 à 4% une dysthymie, 8 à 9% une dépression mineure) ;
* 30 à 50% des dépressions ne sont pas diagnostiquées ;
* 40 à 70% des personnes qui se suicident consultent un médecin dans le mois qui précède.

On voit donc que le diagnostic n'est pas évident, d'une part parce que les personnes ne sont en général pas conscientes elle-même de leur dépression, et se présentent pour des troubles somatiques trompeurs, en général des douleurs. Selon Jay Pomerantz , le fait de poser systématiquement les deux questions suivantes à chaque consultations permettrait d'améliorer le diagnostic de dépression (ce test aurait une spécificité de 67% et une sensibilité de 97%) :

1. Avez-vous durant le mois écoulé ressenti des sentiments d'épuisement, de dépression ou de désespoir ?
2. Avez-vous, au cours du même laps de temps, éprouvé une perte d'intérêt ou de plaisir dans vos activités ?

L'Association Américaine de Psychiatrie recommande que trois consultations au minimum soient programmées au cours des trois mois qui suivent le diagnostic d'une dépression, même mineure. En effet, les traitements anti-dépresseurs étant de longue durée, il y a un risque accru que le patient arrête lui-même son traitement.